Rapport 2025 : Indice de confiance des entreprises françaises
Comme l'an dernier, 2025 s’avère une année difficile pour de nombreuses TPE et PME. La fréquence des fluctuations économiques, l'incertitude politique et les obstacles à l'entrepreneuriat constituent autant de défis majeurs à surmonter.
Si vous demandez autour de vous, vous aurez peine à trouver une petite entreprise française qui n'ait pas été touchée par les difficultés économiques survenues au cours de ces douze derniers mois. À l'approche de 2026, nombreux sont ceux qui préparent déjà leur entreprise à faire face aux obstacles inévitables que le futur leur réserve.
Dans cette optique, nous avons voulu savoir dans quelle mesure les petites entreprises françaises étaient confiantes en leur avenir, comment elles comptaient relever les défis auxquels elles pourraient être confrontées et ce qu'elles pensaient des résultats de l'année précédente.
Pour le savoir, nous avons interrogé 500 entreprises françaises sur leur situation depuis le début de l'année en cours, en abordant divers sujets, notamment leurs principales préoccupations commerciales, la manière dont elles ont géré l'importance croissante de l'IA sur leur lieu de travail, les difficultés de fidélisation du personnel, etc.
Découvrez ci-dessous ce que ces 500 entreprises ont à dire à ce sujet.
Les entreprises françaises ont-elles confiance en leur avenir ?
Quel est le niveau de confiance des entreprises françaises pour l'année à venir. Les revenus devraient-ils augmenter, ou les tendances économiques actuelles continueront-elles à poser problème ?
En ce qui concerne les tendances économiques, un peu moins d'un tiers des entreprises françaises (30%) s'accordent à dire que le climat économique actuel est le plus grand défi auquel elles sont confrontées, tout comme la hausse des coûts (30%) et la baisse des marges bénéficiaires (20%). Compréhensible tant ces facteurs sont liés entre eux.
Cette inquiétude est renforcée par le fait que 33% des entreprises françaises s'attendent à une baisse nette de leur chiffre d'affaires à l'avenir, contre seulement 26% qui prévoient une croissance nette, même si 35% des entreprises ont déclaré s'attendre à ce que la situation reste inchangée.
Malgré cette baisse anticipée, 40% des entreprises françaises restent confiantes dans la croissance future de leur activité au cours des 12 prochains mois, et 27% s'attendent à ce que la situation reste stable.
Á l'approche de la fin d'année, un grand nombre d'entreprises interrogées avaient des projets pour la période des fêtes : 21% prévoyaient d'offrir des remises de Noël, un cinquième envisageait de lancer un produit ou un service saisonnier en édition limitée et 18% prévoyaient de décorer leurs locaux pour l'occasion, même si 28% ont déclaré ne pas avoir l'intention d'organiser quoi que ce soit pour les fêtes à ce stade.
Quels sont les principaux facteurs qui influencent la confiance des entreprises en 2025 ?
Comme nous venons de le mentionner, le climat économique, la baisse des marges bénéficiaires et la hausse des coûts sont autant de facteurs majeurs qui influencent la confiance des entreprises françaises, mais l'évolution des préférences des clients (17%) et les niveaux excessifs de bureaucratie (16%) restent également des points de friction importants.
Sur le plan régional, la Bourgogne-Franche-Comté et l'Occitanie sont les régions les plus préoccupées par le climat économique, avec respectivement 43% et 40%, tandis que la hausse des coûts est une préoccupation majeure pour les TPE et PME de Normandie (38%) et de Nouvelle-Aquitaine (35%). Par ailleurs, la baisse des bénéfices est principalement préoccupante en Centre-Val de Loire (30%) et en Bretagne (25%).
Naturellement, avec autant de problèmes différents qui se posent aux entreprises françaises, bon nombre de celles que nous avons interrogées ont souligné que la fidélisation du personnel était une priorité pour elles, 26% d'entre elles déclarant avoir eu des difficultés à fidéliser leur personnel au cours de l'année, contre 24% qui n'ont pas signalé de problèmes majeurs dans ce domaine.
Les entreprises corses, en particulier, ont trouvé très difficile de conserver leur personnel (33%). La situation est similaire en Bretagne, où 25% des entreprises ont déclaré avoir rencontré des difficultés pour fidéliser leur personnel, tandis que les employeurs d'Île-de-France ont connu une situation légèrement moins contraignante, 32% des entreprises déclarant avoir rencontré des difficultés minimes dans ce domaine.
Quelles mesures les entreprises françaises prennent-elles pour surmonter les défis actuels ?
Face à ses problèmes majeurs auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises françaises, nous avons voulu savoir quelles mesures elles avaient prises pour surmonter ces défis et réduire de leur impact sur leur business.
Compte tenu des problèmes de fidélisation des employés, il n'est pas surprenant qu'un quart des TPE et PME aient choisi d'offrir à leurs employés de meilleures conditions de travail avec plus de flexibilité (25%), ainsi que de meilleurs salaires et primes (22%), de meilleurs avantages sociaux (16%) et de nouveaux outils et technologies pour faciliter le travail (13%).
Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration se distingue particulièrement en matière d'introduction de solutions de travail flexibles (31%), tandis que les employeurs du secteur de la vente au détail semblent plus enclins à privilégier l'amélioration des avantages sociaux (22%). Cependant, dans de nombreux cas (35% et 29%), les entreprises du secteur de l'hôtellerie et de la restauration ont choisi de ne pas modifier leurs pratiques commerciales.
Quant aux autres secteurs, celui des services est le plus susceptible de connaître la plus forte augmentation des salaires et des primes (46%), tandis que celui des transports et de la logistique est beaucoup plus susceptible de bénéficier de mises à niveau technologiques visant à améliorer le flux de travail (38%).
Parallèlement à cela, une grande partie des entreprises que nous avons interrogées ont déclaré avoir pris des mesures externes pour surmonter les obstacles, 23% d'entre elles affirmant avoir réussi à toucher de nouveaux clients et à pénétrer de nouveaux marchés, 22% ayant choisi de lancer de nouveaux produits et services, et un peu moins d'un sixième ayant déclaré avoir cherché des moyens d'améliorer la fidélisation de la clientèle ou optimisé leur activité en interne afin d'offrir un meilleur service global.
En d'autres termes, plutôt que d'adopter de nouvelles technologies à tous les niveaux, de nombreuses entreprises françaises ont décidé d'adopter une approche axée sur le client afin de compenser les obstacles économiques posés par bon nombre des défis qu'elles avaient signalés précédemment.
Quelle est l'importance de l'IA dans la croissance des entreprises françaises ?
En parlant d'adoption des nouvelles technologies, alors que l’utilisation des intelligences artificielles ne cesse de croître, nous avons également voulu savoir si les entreprises françaises expérimentaient avec de nouveaux logiciels pour améliorer leur productivité et leurs ventres. Et pour beaucoup, l'utilisation de l'IA figure en tête de liste.
Près d’un quart des entreprises interrogées (23%) ont déclaré que l'utilisation d'outils d'IA était leur principale priorité pour améliorer leur activité, 18% ont déclaré qu'elles envisageaient d'utiliser de nouveaux logiciels de comptabilité et de facturation, et 16% ont indiqué que leur priorité était de moderniser leurs terminaux afin de mieux répondre aux demandes des clients.
Le secteur du commerce de vente en détail est particulièrement tourné vers l'IA (29%), tandis que les entreprises du secteur de l'hôtellerie et de la restauration semblent plus enclines à se tourner vers les logiciels de facturation et les terminaux (25%). Il est toutefois intéressant de noter que 30% des entreprises avec lesquelles nous avons discuté ont déclaré ne pas avoir l'intention d'adopter de nouveaux outils à l'avenir.
Bien sûr, le commerce de détail n'est pas le seul secteur où l'IA est largement adoptée. Elle est en effet la technologie de choix pour 32% des entreprises du secteur créatif et 50% des sociétés immobilières. En revanche, seulement 7% des entreprises de vente de biens envisagent d'utiliser l'IA et 0% des institutions juridiques et des services publics.
En ce qui concerne la répartition régionale, 43% des entreprises ont recours à l'IA dans les Pays de la Loire, suivies par 35% en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 33% en Corse, tandis que 0% des entreprises interrogées en Bretagne estiment que l'utilisation de l'IA serait bénéfique pour leur activité.
Dans quelle mesure les entreprises sont-elles confiantes quant à leur capacité à relever les défis posés par l'IA ?
Bien que l'IA soit appelée à devenir un outil extrêmement utile, son arrivée et son adoption ont également créé de nombreux nouveaux défis pour les TPE et PME françaises. Cependant, près de la moitié des entreprises interrogées (44%) ont déclaré ne pas s'inquiéter de l'essor de l'IA, tandis que 15% ont déclaré être conscientes des défis qu'elle pose, mais confiantes dans leur capacité à les relever.
Au niveau régional, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Bretagne sont les plus confiantes dans leur capacité à gérer l'adoption de l'IA (64% et 67%), tandis qu'un cinquième des entreprises (20%) en Île-de-France s'inquiètent de son impact potentiel.
Du côté des secteurs d’activité, le commerce de détail, l'hôtellerie et le tourisme semblent être les moins touchés par l'IA, 41% des entreprises du commerce de détail et de l'hôtellerie déclarant qu'elle ne les intéressait que très peu, tout comme 52% des entreprises du secteur du tourisme. En revanche, 29% des services publics et des cabinets d'avocats, ainsi que 21% des entreprises dans le domaine de la santé, se sont dit préoccupés par l'impact que son adoption pourrait avoir sur leurs activités futures.
Les entreprises françaises ont-elles des inquiétudes majeures concernant les habitudes de leurs clients ?
Enfin, évaluons si les entreprises françaises ont des inquiétudes majeures concernant les habitudes de consommation futures de leurs clients. Après tout, les statistiques de notre précédente enquête indiquent une évolution continue des entreprises vers l'amélioration du service client plutôt que des processus internes.
Eh bien, pour près d'un quart des entreprises françaises (24%), leur principale préoccupation concerne la baisse globale des dépenses des clients, ainsi que la diminution du taux de fidélisation, tandis que 22% d'entre elles ont déclaré que la sensibilité accrue des clients aux prix les obligeait à faire preuve de plus de prudence quant à la manière et au moment d'augmenter les prix de leurs produits ou services.
Les entreprises du commerce de détail et de l'hôtellerie ont particulièrement remarqué une baisse des dépenses des clients (39%), tandis que le taux de fidélisation s'est avéré le plus difficile pour les entreprises du secteur de la santé (42%) et que les agences immobilières sont les plus touchées par la nouvelle sensibilité des clients aux prix (35%).
Sur le plan régional, la Bretagne est la région où les clients réduisent le plus leurs dépenses (46%), tandis que la Corse est celle où la fidélisation est la plus difficile (33%). Mais si la fidélisation de la clientèle est difficile en Corse, aucune des entreprises que nous avons interrogées n'a signalé une baisse globale des dépenses de ses clients.
Comment les petites entreprises françaises peuvent-elles apaiser leurs inquiétudes ?
Au vu des réponses recueillies dans le cadre de notre enquête, il apparaît clairement que le sentiment de confiance ou d'inquiétude des entreprises françaises dépend fortement du secteur d'activité, de la région et de l'évaluation personnelle de la santé de leur entreprise.
Que vous soyez en activité depuis longtemps ou que vous veniez de vous lancer, la bonne nouvelle est qu'il existe de nombreuses mesures que vous pouvez prendre pour protéger votre entreprise contre les risques économiques à venir :
Planifier à l'avance – Quel que soit votre secteur d'activité, il est toujours utile de s'asseoir et d'élaborer un plan de secours qui prévoit des mesures d'urgence que vous pouvez suivre pour protéger votre entreprise si un ralentissement économique inattendu vous touche particulièrement durement.
Réduire les coûts – Que ce soit en changeant de fournisseur d'énergie ou en négociant des remises auprès de vos fournisseurs, il est toujours utile d'examiner régulièrement les frais de votre entreprise et de voir comment vous pouvez les ajuster pour réaliser des économies, plutôt que de réduire la qualité de vos produits ou services.
Diversifiez votre approche – Même si le fait de vous concentrer uniquement sur la production et la vente d'un produit ou d'un service spécifique peut vous positionner comme un expert de premier plan dans ce domaine, diversifier votre approche vers d'autres marchés est un excellent moyen de compenser l'impact d'une baisse des ventes si vous traversez une période de ralentissement de la consommation.
Soyez présent en ligne – Même si vous ne prévoyez pas de vendre en ligne, toute entreprise moderne se doit d’être présente sur Internet. La plupart des clients utilisent Internet pour trouver les produits et services dont ils ont besoin. Par conséquent, être présent en ligne ne peut qu'être bénéfique pour votre entreprise à long terme.
Offrez des remises – Enfin, même si cela peut avoir un impact à court terme sur votre rentabilité, offrir des remises et des avantages financiers ou des avantages aux nouveaux clients comme aux anciens peut être un excellent moyen de fidéliser votre clientèle et de garantir une augmentation de vos ventes à l'avenir.
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Méthodologie
L'enquête a été réalisée par OnePoll en octobre 2025 auprès de 500 propriétaires et décideurs de TPE et PME françaises opérant soit en ligne, dans des magasins physiques ou via les deux canaux.
