Les points-clés à retenir
Ouvrir un bar demande préparation, rigueur… et passion. Entre le concept, le business plan, les formations et les démarches administratives, comptez plusieurs mois de travail avant l’ouverture.
Un bon concept fait toute la différence. Bar à thème, bar à jeux, bar à bières ou bar d’ambiance : ciblez un public précis pour vous démarquer et fidéliser plus facilement.
Le budget moyen se situe entre 150 000 € et 250 000 €. Local, licences, matériel, travaux et personnel : prévoyez un budget réaliste et accompagnez-vous d’un expert-comptable pour affiner votre prévisionnel.
Certaines démarches sont obligatoires. Permis d’exploitation, formation HACCP, licence III ou IV, SACEM… Vous devrez respecter un cadre légal strict avant de pouvoir servir vos premiers clients.
L’emplacement reste un facteur clé de réussite. Choisissez un lieu visible, bien situé et adapté à votre clientèle cible pour maximiser le trafic et vos revenus.
Ça y est, vous décidez de vous lancer : vous allez ouvrir un bar !
Avant de servir vos premiers clients au comptoir, quelques étapes de préparation vous attendent. Vous devrez notamment passer plusieurs formations obligatoires, dénicher le local de vos rêves et effectuer quelques tâches administratives.
Vous allez certainement vous poser une multitude de questions ces prochaines semaines. Pour vous aider à concrétiser sereinement ce projet ambitieux, voici les informations indispensables à retenir pour comprendre comment ouvrir son bar.
Quelles sont les étapes clés pour ouvrir un bar ?
Ouvrir un bar est un projet de grande ampleur qui nécessite généralement quelques mois de travail. Nous pouvons diviser cette préparation en quatre grandes étapes.
Définir votre projet de bar
La première étape, et sans doute la plus importante, est celle de la préparation. Vous allez affiner votre projet pour vous assurer de sa viabilité. C’est le moment de réfléchir au type de bar que vous allez ouvrir, à la clientèle accueillie, à l’endroit où vous installer…
Rédigez ensuite un business plan détaillé. Ce document vous sera utile lors de vos recherches de financements.
À ce stade, lancez-vous dans une étude de marché pour mieux connaître vos futurs clients, mais aussi vos concurrents.
Engager les formalités administratives
Vous allez commencer à travailler dans votre bar bien avant l’ouverture, notamment pour remplir les stocks et recruter du personnel.Dès que vous aurez obtenu le financement nécessaire, par exemple grâce à un emprunt bancaire, vous pourrez passer à la création d’une société et ouvrir un compte professionnel.
Suivre les formations obligatoires
Les exploitants de débits de boissons doivent être titulaires d’un permis d’exploitation (PE). Si vous envisagez de servir quelques plats en complément, comme des planches apéritives, vous devrez, en plus, vous former à l’hygiène alimentaire.
Enfin, si vous souhaitez créer un bar de nuit ou ouvrir un bar d’ambiance et y servir de l’alcool, il vous faudra vous procurer une licence spécifique. Elles diffèrent en fonction des boissons que vous envisagez de vendre : bières, vins, spiritueux, etc.
S’installer et organiser le recrutement avant l’ouverture du bar
Durant toute cette phase de préparation, vous pourrez, en parallèle, vous atteler à des tâches plus chronophages. Celles-ci vont s’étaler dans le temps, parfois sur plusieurs semaines ou mois.
Trouver un local et y effectuer d’éventuels travaux de rénovation avant de passer à l’ameublement et à la décoration. Selon l’ampleur de votre projet, cette étape peut prendre plusieurs mois.
Recruter du personnel pour la salle et éventuellement pour la cuisine.
Communiquer sur votre futur bar et son ouverture. En commençant très tôt, vous aurez plus de temps pour créer une véritable communauté et l’information aura plus de chances d’atteindre le plus grand nombre.
Comment définir le concept de votre bar ?
Si vous mûrissez ce projet depuis longtemps, vous avez sans doute un concept de bar en tête. C’est une bonne chose : les clients apprécient les établissements à l’identité très marquée ! Vous spécialiser dans une niche vous assure d’être apprécié d’un public précis, avec une concurrence moindre.
Vous n’avez pas encore d’idée précise concernant l’atmosphère qui régnera dans votre établissement ? Alors voici quelques idées de concepts de bar.
Les bars spécialisés
Votre établissement peut se spécialiser dans un type de boisson particulier et proposer une sélection pointue de :
bières artisanales, éventuellement en laissant des tireuses en libre-service ;
vins ;
rhums ou spiritueux ;
cocktails, avec et sans alcool ;
jus frais et smoothies ;
cafés et thés, accompagnés de pâtisseries.
Les bars concept
Proposez à vos clients des soirées conviviales sur un thème précis :
les jeux de société, avec une large ludothèque et de grandes tables sur lesquelles se disputeront les parties ;
le retrogaming, avec plusieurs consoles, de nombreux jeux vintage et des canapés ;
les livres, avec une bibliothèque bien fournie et des fauteuils moelleux ;
le sport : installez des écrans géants et tous les amateurs de rugby ou de foot sauront où se rendre pour profiter de l’ambiance des soirs de match ;
un bar à chats : les clients apprécieront la compagnie de quelques félins.
Les bars d’ambiance
karaoké ;
scène ouverte et/ou concerts ;
bar dansant ;
bar à chicha.
Les bars à thèmes
Choisissez un thème et imaginez la décoration et la programmation musicale en fonction de celui-ci :
une plongée dans une époque particulière, comme les années 80 ou les Années folles ;
spécialisé dans un genre de musique, comme le métal ;
installé dans un lieu insolite, comme un rooftop ou une péniche.
Les bars-tabacs
Il est également possible d’ouvrir un bar tabac classique. Créez ou reprenez un bistrot à l’ancienne et proposez des jeux de loterie et un rayon de presse. Vous pourrez aussi faire office de point relais pour les colis. Ce type de café multiservices convient parfaitement en zone rurale.
Quel budget faut-il prévoir pour ouvrir un bar ?
Aujourd’hui, il faut prévoir entre 150 000 et 250 000€ de budget pour ouvrir un bar. Pour les projets les plus ambitieux dans des zones très fréquentées, certains entrepreneurs peuvent débourser près d’un demi-million d’euros. Le tarif augmente en cas de reprise d’un établissement existant, mais il comprend déjà le mobilier, le local et tous les équipements.
Toutefois, vous pouvez commencer par un projet plus modeste, par exemple en louant un local de petite surface.
Ouvrir un bar, combien ça coûte ?
Le local : c’est souvent le poste de dépenses le plus important. Si vous ne pouvez pas investir dans un achat, vous trouverez sans problème des locaux commerciaux à louer, en particulier dans les centres-villes.
Prévoyez aussi quelques travaux d’aménagement et de mise aux normes, notamment concernant l’accessibilité et la sécurité. L’enveloppe globale peut vite atteindre quelques dizaines de milliers d’euros.
Les licences et les formations obligatoires. Comptez 1 000 € pour les formations et plusieurs milliers d’euros si vous souhaitez acheter une licence IV pour vendre des boissons alcoolisées.
Le mobilier et l’équipement professionnel. Nous y reviendrons plus loin, mais prévoyez un budget pour acquérir des machines à café, des réfrigérateurs, de la vaisselle ou encore un système de caisse.
Les premiers stocks de bouteilles, de fûts et éventuellement de snacking.
Les premiers salaires de votre personnel.
Commencez à encaisser vos premiers clients avec le logiciel de caisse enregistreuse SumUp. La caisse Lite, associée au terminal de paiement Solo de SumUp, est disponible sans abonnement.
Comment estimer le budget de son bar ?
Pour planifier avec précision les besoins en financement d’un bar, n’hésitez pas à vous faire accompagner d’un comptable. Il pourra vous aider à chiffrer précisément les dépenses à prévoir pour établir le budget prévisionnel.
Ensemble, vous pourrez lister les postes de dépenses en demandant des devis à vos futurs fournisseurs ou en vous renseignant auprès de vos futurs confrères et consoeurs.
Pensez à demander plusieurs devis afin d’obtenir une vue d’ensemble du marché, et prévoyez une marge d’erreur. En effet, les travaux et quelques imprévus pourraient faire varier légèrement vos prévisions.
Quelles sont les démarches administratives pour ouvrir un bar ?
En France, les entrepreneurs doivent obligatoirement effectuer quelques démarches pour ouvrir un bar ou un restaurant. Les débits de boissons sont en effet soumis à une législation particulière, et il est indispensable de posséder quelques connaissances concernant l’hygiène alimentaire.
Les permis pour diffuser de la musique
Passer de la musique dans un bar ou un restaurant, ce n’est pas gratuit : les musiciens doivent percevoir une rémunération lorsque vous profitez de leurs morceaux. Ce travail est géré par la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique : la SACEM.
La tarification peut varier en fonction du nombre de couverts, de votre localisation et de vos jours d’ouverture, mais vous devrez compter au minimum 400€ par an, sauf si vous vous engagez à utiliser uniquement des morceaux libres de droit.
Vous pourrez déclarer vos diffusions et obtenir une autorisation en ligne, sur le site internet de la SACEM.
Le permis d’exploitation
Une formation obligatoire vous permet d’acquérir les connaissances de base sur les réglementations et la sécurité dans un débit de boissons. Celle-ci dure quelques jours, pour un total de 20 heures, et vous donne accès au permis d’exploitation.
Le permis d’exploitation est valable 10 ans. Ensuite, vous pourrez le renouveler après une formation de rappel de 7 heures.
Attention : pensez à commencer la formation le plus tôt possible. Le permis d’exploitation est nécessaire pour l’obtention de la licence d’un débit de boissons.
Les licences des débits de boissons
Si vous servez de l’alcool, il est obligatoire de posséder l’une des licences officielles :
Licence III : boissons fermentées non distillées (vin, bière, cidre, poiré, hydromel) et vins doux naturels, crème de cassis, jus de fruits ou de légumes comportant jusqu'à 3° d'alcool, vin de liqueurs, apéritif à base de vin, liqueurs de fraises, framboises, cassis ou cerises comprenant moins de 18° d'alcool.
Licence IV : rhums, tafias, alcools distillés et toutes autres boissons alcooliques (gin, vodka, whisky, etc.).
Le nombre de licences de débits de boissons étant limité dans chaque ville, il est parfois nécessaire de racheter celle d’un ancien établissement. Pour obtenir une licence, vous devez être majeur. De plus, certaines condamnations judiciaires peuvent annuler ou suspendre ce droit.
Les normes d’hygiène et de sécurité
Formation HACCP
La formation hygiène alimentaire (HACCP ou « Hazard Analysis Critical Control Point ») est obligatoire si vous proposez des produits transformés à vos clients, tels que des plateaux de charcuterie.
Sécurité incendie
Les établissements recevant du public (ERP) doivent respecter des normes strictes concernant les incendies. Vous devrez notamment mettre en place des alarmes, un plan d’évacuation et afficher une interdiction de fumer à l’intérieur.
Ces actions de prévention sont contrôlées par la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité (CCDSA).
Accessibilité
Votre établissement doit être accessible à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite. N’hésitez pas à vous faire accompagner par une entreprise spécialisée pour aménager les sanitaires, le parking, les entrées et l’intérieur de votre établissement.
Comment choisir l'emplacement idéal pour votre bar ?
Le succès de votre futur établissement réside en grande partie dans son emplacement. Il existe de nombreuses zones à haut potentiel économique :
centres commerciaux ;
rues piétonnes ou places très passantes en centre-ville ;
quartiers d’affaires ;
bords de plages ou de lacs ;
sites touristiques en zone rurale, etc.
Vous devrez sans doute en visiter plusieurs avant de trouver la perle rare. Il est donc préférable d’avoir détaillé vos besoins au préalable. Toutefois, vous pourriez aussi vous laisser charmer par une opportunité inattendue.
Comment savoir si vous avez trouvé un bon emplacement pour un bar ?
Observez les établissements déjà installés dans le quartier, en les visitant à différents horaires. Vous pourrez vous faire une idée de la fréquentation et du potentiel des lieux. N’hésitez pas à vous installer sur place en journée et en soirée pour observer les flux de piétons ainsi que la circulation automobile ou cycliste dans les rues alentour.
Comment choisir le bon local pour ouvrir un bar ?
Pour choisir l’emplacement d’un bar, plusieurs éléments vont entrer en compte :
Le bon emplacement : choisir une zone passante, dans un immeuble doté d’une belle devanture et proche géographiquement de votre cible. Pour un bar de nuit, vous aurez plus de chances de succès en vous installant parmi d’autres établissements (restaurants, discothèques, etc.), en centre-ville.
Une surface adaptée : le potentiel économique est proportionnel à la place dont vous disposerez dans votre établissement. Toutefois, chaque mètre carré représente un coût supplémentaire. Un local avec terrasse peut également faire toute la différence en période estivale.
Un lieu facile d’accès, proche des transports en commun ou doté de places de parking.
Un local en bon état, qui vous permettra d’ouvrir un bar sans effectuer de travaux de gros œuvre, souvent onéreux.
Quel matériel est nécessaire pour ouvrir un bar ?
Une fois le local commercial trouvé, vient le moment de lui donner vie ! Commencez par faire une liste précise de tous les équipements de bar dont vous aurez besoin avant l’ouverture, du mobilier jusqu’à la décoration.
La liste non exhaustive du matériel pour ouvrir un bar
vaisselle : différents types de verres (à vin, à bière, à alcool, etc.), tasses, soucoupes, assiettes, etc. ;
plateaux de service ;
shakers, pilons et ustensiles pour cocktails, limonadiers ;
comptoir et étagères de rangement pour la salle ;
tireuses à bière ;
mobilier : chaises et tables, banquettes, tabourets de bar, canapés, mobilier d’extérieur, parasols, etc.
réfrigérateurs, congélateurs, fours ;
machine à glaçons ;
machine à café ;
lave-verres et matériel de plonge ;
équipement Hi-Fi : enceintes, écrans, etc.
Vous devrez aussi prévoir la signalétique, ainsi que des objets aussi divers que des paillassons, des balais et des porte-parapluies.
N’hésitez pas à demander différents devis à vos fournisseurs pour estimer le coût de votre matériel avant l’ouverture du bar. Certaines dépenses conséquentes, comme la création d’un comptoir sur mesure ou du mobilier design pour la terrasse, sont des investissements intéressants.
Comment ouvrir un bar-restaurant ?
Ouvrir un bar-restaurant est légèrement plus complexe. Ce projet demande un peu plus de préparation et de matériel. Si vous souhaitez ajouter des services de restauration, vous devrez notamment vous équiper d’une cuisine professionnelle et obtenir des licences différentes :
Les licences pour un bar-restaurant
Les restaurants classiques peuvent proposer des boissons alcoolisées lors du service. Ils doivent alors posséder une « licence restaurant » ou une « petite licence restaurant », valable pour les bières, le vin et le cidre.
Or, un bar-restaurant propose également des boissons alcoolisées en dehors des repas. Il doit donc être titulaire de la licence IV, comme un bar classique. Celle-ci remplace alors les licences restaurant.
La formation hygiène
Avant de pouvoir vendre des denrées alimentaires préparées sur place, il vous faudra suivre la formation HACCP, qui concerne l’hygiène alimentaire. Celle-ci dure 14 heures et vous coutera environ 300 €.
La déclaration hygiène
Si vous proposez des plats de viande, de poisson ou des préparations à base d’œufs, de lait ou de miel, vous devrez aussi faire une déclaration sanitaire pour votre bar-restaurant, dès l’ouverture.
Celle-ci s’effectue auprès de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), au maximum un mois après l’ouverture.
Cette démarche est assez simple : il vous suffit de remplir un formulaire intitulé « déclaration de manipulation de denrées alimentaires d'origine animale ».
Équiper sa cuisine professionnelle
Un bar-restaurant nécessite également un équipement important. Une cuisine professionnelle comporte, entre autres :
des fours, des plaques et des pianos de cuisson ;
une friteuse de grand volume ;
une plonge en inox ;
de grands plans de travail en inox ;
un système de hottes ;
une chambre froide.
Il vous faudra aussi recruter une équipe en cuisine et imaginer la carte, qui devra être renouvelée régulièrement.
Peut-on ouvrir un bar en tant qu’auto-entrepreneur ?
Rares sont les créateurs qui choisissent le statut d’auto-entrepreneur pour un bar, même s’il possède en théorie de nombreux avantages :
Il est rapide à mettre en place.
La comptabilité est simplifiée.
Les charges sont réduites.
Elle a toutefois un inconvénient : le chiffre d’affaires est plafonné à 188 700 € par an. Même si ce chiffre peut paraître énorme, il est en fait relativement faible pour un bar. En comptant les locaux, les stocks de boissons (certaines étant relativement coûteuses) et les éventuels salaires, le seuil risque d’être rapidement dépassé sur une année.
De plus, les gérants ne peuvent profiter de la franchise de TVA que jusqu’au seuil de 91 900€ (en 2024). Cette somme est, elle aussi, rapidement dépassée dans un bar.
Quel statut juridique choisir pour ouvrir un bar ?
Au moment de choisir le statut juridique d’un bar, les entrepreneurs optent généralement pour l’une des options suivantes :
une SARL ;
une SAS ;
une SASU.
Avec SumUp, ouvrez un compte pro gratuit en moins de 10 minutes.
La prochaine étape
Consultez nos systèmes de caisse et de paiement spécialement conçus pour les bars.
Encaissez vos clients en salle ou en terrasse, grâce à nos solutions mobiles : le terminal mobile Solo Lite et Tap to Pay, grâce à un simple smartphone.
Découvrez comment ouvrir un bar-restaurant avec un budget réduit.
Ou apprenez à manager vos futurs salariés.
FAQ : comment créer un bar
Combien ça coûte d’ouvrir un bar ?
Existe-t-il des aides pour ouvrir un bar ?
Peut-on ouvrir un bar sans diplôme ?