Quels sont les petits plaisirs non négociables des Français ?

Qu’il s’agisse du café du lundi matin sur le trajet du bureau ou d’un dîner entre amis le week-end, s’accorder une petite attention de temps à autre est essentiel pour garder le moral. Il semblerait que les consommateurs français aient pleinement adopté cette tendance : ils sont nombreux à s'offrir régulièrement des petits luxes, désormais pleinement intégrés dans leur budget mensuel.

Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette quête d’indulgence intentionnelle ? Pourquoi ces « micro-luxes » sont-ils devenus si populaires ? L’équipe de SumUp a interrogé 1 500 français pour mener l’enquête. Nous avons identifié leurs plaisirs non négociables, fait la distinction entre l'essentiel et le superflu, et analysé comment les budgets sont ajustés pour laisser place à ces moments de plaisir.

L'importance des plaisirs mensuels pour les Français

Les petites douceurs sont de plus en plus perçues comme un moyen de favoriser le bien-être, qu'il s'agisse de s'offrir une gourmandise dans un café local ou de s'acheter un nouveau vêtement à porter. Nous avons constaté que les « cheat days », où l'on s'autorise un plaisir inhabituel, sont monnaie courante, 77 % des sondés affirmant qu'ils sont importants pour leur bien-être. Ce chiffre grimpe à 82 % chez les 25-34 ans, contre 71 % chez les plus de 65 ans. Globalement, la moitié des Français déclarent que ces plaisirs mensuels améliorent leur moral, tandis que 34 % ressentent une baisse de leur niveau de stress et d'anxiété après s'être fait plaisir. De plus, 22 % ressentent un regain de motivation, bien que 20 % admettent être préoccupés par la pression que cela exerce sur leur budget. 

Quels sont les plaisirs non négociables intégrés aux budgets mensuels ?

De nombreux Français allouent désormais une partie de leur budget mensuel à des plaisirs non négociables, au même titre qu'ils le feraient pour les courses alimentaires ou les factures d'énergie. Les plaisirs les plus populaires incluent les sorties au restaurant (37 %), les nouveaux vêtements et accessoires (29 %), ainsi que les produits alimentaires et boissons de qualité supérieure (27 %). En examinant nos résultats de plus près, nous avons constaté que les gens privilégient également les rendez-vous en salon de coiffure ou d'esthétique (20 %), ainsi que les services de streaming payants (18 %). Parmi les autres plaisirs non négociables, on retrouve les voyages (18 %), les soins de la peau (14 %) et les plats à emporter (14 %). Mais combien les gens sont-ils réellement prêts à dépenser par mois ? La plupart des personnes (28 %) dépensent entre 51 € et 100 €, tandis que 27 % dépensent entre 26 € et 50 €. Un budget de 11 € à 25 € concerne 14 % des répondants, alors que 12 % dépensent beaucoup plus, atteignant 101 € à 200 € par mois.

Essentiel ou accessoire : comment les gens hiérarchisent leurs plaisirs mensuels

Lorsqu'il s'agit des petits plaisirs mensuels, il existe une distinction claire entre ce que les gens considèrent comme nécessaire et ce qui est simplement accessoire. Certains plaisirs sont non négociables et font partie intégrante du mode de vie mensuel, tandis que d'autres peuvent être abandonnés si nécessaire. Par exemple, 31 % des Français considèrent les abonnements de streaming comme une part essentielle de leurs dépenses, et 37 % disent la même chose pour les visites au salon de coiffure ou chez le barbier. En revanche, 55 % affirment que les boissons achetées dans les cafés sont accessoires, et seulement 22 % les considèrent comme essentielles. Le constat est similaire pour les sorties au restaurant, que plus de la moitié des sondés (55 %) considèrent comme un plaisir accessoire. Les différences régionales révèlent d'autres subtilités : 42 % des habitants d'Île-de-France jugent les sorties au restaurant essentielles, contre seulement 32 % en Normandie. Les abonnements de streaming sont également populaires en Bretagne, où 41 % les considèrent comme essentiels, contre 30 % dans le Grand Est.

Les Français se privent-ils pour s'offrir ces plaisirs ?

L'augmentation du coût de la vie a indéniablement eu un impact sur la capacité des gens à se faire plaisir, 56 % d'entre eux révélant avoir dû réduire leurs dépenses en soins personnels récemment. Ce sentiment est particulièrement fort en Bourgogne-Franche-Comté (67 %) ainsi qu'en Provence-Alpes-Côte d'Azur (60 %). En termes d'âge, ce sont les 45-54 ans qui réduisent le plus leurs dépenses (55 %). Malgré les pressions financières, beaucoup trouvent encore des moyens de préserver leurs rituels, principalement en s'appuyant sur des méthodes d'économie. Par exemple, 46 % affirment que même si leurs revenus venaient à baisser considérablement, ils trouveraient un moyen de payer leurs plaisirs non négociables. Pour y parvenir, ils comptent sur les réductions et bons d'achat (36 %), les offres du Black Friday (35 %), l'épargne de petites sommes d'argent (33 %) ainsi que les applications de cashback et les programmes de fidélité (26 %). Pour s'offrir leurs plaisirs favoris, beaucoup font aussi des sacrifices ailleurs : les vêtements et la mode arrivent en tête (37 %), suivis par les repas à l'extérieur (31 %), les voyages (27 %) et les événements sociaux (23 %).

Comment profiter de cette tendance : conseils pour les petites entreprises

Le fait que les Français accordent de plus en plus d'importance à leurs plaisirs mensuels représente une opportunité unique pour les petites entreprises. Si vous êtes propriétaire d'une entreprise, voici comment aligner vos offres sur ce désir de plaisir intentionnel : les programmes de fidélité récompensant les achats réguliers sont un excellent moyen de surfer sur cette tendance. Si vous tenez un café par exemple, pourquoi ne pas offrir une boisson gratuite ou une réduction sur une pâtisserie après un certain nombre de visites ? Cela récompense la fidélité tout en aidant les clients à maîtriser leur budget plaisir. Les promotions ciblées sont également cruciales, car avec la hausse du coût de la vie, le plaisir abordable est plus important que jamais. Les petites entreprises peuvent créer des offres à durée limitée, comme des remises pour les nouveaux clients, des offres « un acheté, un offert » ou des promotions saisonnières afin d'attirer plus de monde. Enfin, les services par abonnement, qu'il s'agisse de box beauté ou d'autres petits plaisirs, s'intègrent désormais dans les budgets mensuels. Proposer une option d'abonnement permet de donner aux clients un rendez-vous mensuel attendu, tout en créant un flux de revenus régulier et prévisible pour l'entreprise.

Voilà un aperçu des plaisirs non négociables auxquels les Français font une place dans leur budget. Qu'il s'agisse d'un plat à emporter ou d'un café pendant la pause déjeuner, ces petites douceurs apportent le réconfort dont beaucoup d'entre nous ont besoin. Pour les petites entreprises, c'est l'occasion de s'adapter à ce que les clients privilégient désormais. En complément, nos solutions de point de vente (POS) flexibles peuvent aider à fluidifier les paiements et simplifier les processus, facilitant ainsi l'achat de ces plaisirs non négociables par les clients. Contactez notre équipe dès aujourd'hui pour voir comment nous pouvons vous aider.

Méthodologie

SumUp a interrogé 1 500 résidents français pour découvrir ce qu'ils considèrent comme des plaisirs non négociables et comment ces achats influencent leur bien-être et leurs finances. Les participants ont été interrogés sur la nature, la fréquence et le prix de leurs plaisirs, s'ils les considèrent comme essentiels ou accessoires, et sur quoi ils feraient des concessions s'ils ne pouvaient plus se les offrir. Les résultats ont ensuite été segmentés par âge, genre, région et ville pour analyse.

SumUp Team